Coudrain

Vies calmes

Technique : gravure.
Exposition disponible en plusieurs formats.


En allemand, une nature morte est un "Stillleben" - une vie calme, expression qui convient parfaitement au monde rigoureux et sensible de Coudrain. Reprenant sans cesse les mêmes thèmes, qu’elle fait varier en multiples motifs, Coudrain déconstruit et reconstruit paysages et objets (ici herbes, fleurs, feuilles, fruits et légumes), qu’elle a élus ou qui se sont imposés à elle… C’est en compositeur qu'elle joue de leurs accords ou de leurs dissonances, travaillant avec obstination la gamme volontairement restreinte de sa palette (ocres, siennes, gris).

Coudrain tient une place très particulière dans la gravure contemporaine, au plus haut degré d’une technique qu’elle met au service de sujets intemporels, peu soucieuse d’avoir une adhérence aux impératifs des modes dont elle se fait fi magnifiquement.
De la germination des plantes à l’évocation d’un paysage, tout fonctionne selon des lois, et tout obéit à une sorte de musique intérieure qui est celle de l’harmonie, telle qu’on la prescrivait en des temps de profond humanisme.

C'est un peu comme si Coudrain posait toujours la même fondamentale question du poète: « objets inanimés, avez-vous donc une âme ? », non pour élucider le mystère, mais plutôt pour le faire à chaque fois résonner autrement, pour d'autres harmoniques. Une oeuvre qui n’est pas marquée par l’ombre de l’angoisse, voilà qui peut plaire à ceux qui cherchent dans l’art la réponse aux questions qu’en secret on se pose.

Texte librement élaboré d’après des écrits de Michel Méresse (Spécial Saga, 1989) et de Jean-Jacques Lévèque (Saga, 1992).

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Coudrain

Quittant en 1953 le Vexin où ses parents tiennent une pharmacie, Coudrain, de son prénom Brigitte, rejoint Paris et opte très vite pour la gravure. Elle entre à l'atelier de Johnny Friedlaender, maître exigeant et attentionné qui lui enseignera toutes les techniques.