Max Coulon

Sculptures

Technique : photographie.
Exposition disponible en plusieurs formats.


«C’est par le bois que j’ai abordé la sculpture figurative, d’abord guidé par le sentiment qu’avec ses veines et ses nœuds, son sens et sa complexité, il est la matière la plus proche du corps des humains et des animaux.
Roland Barthes écrivait que le bois était une substance poétique, idéale pour construire des jouets, qui laisse l’enfant dans une continuité de contact avec l’arbre, la table, le plancher. C’est une matière qui fait des objets essentiels, des objets de toujours.

Je sculpte comme je parlerais une langue que je maîtriserais mal, en faisant des détours pour invoquer un mot à moi inconnu, comme si je disais le « ciel de la pièce » parce que je ne connaîtrais pas le mot « plafond », comme si je prononçais à l’envers des phrases que j’aurais pensées à l’endroit, comme si je traduisais littéralement des expressions et que je les regardais résonner dans une langue où elles ne voudraient plus rien dire.

La destruction d’une forme, la réparation d’une cassure, la perte et la reprise du contrôle sur la matière sont pour moi des étapes de travail fondamentales. Je fabrique des objets en utilisant des mouvements contradictoires afin de rendre la logique de la sculpture presque suspecte, incohérente, fragilisée. Mes sculptures intègrent l’enregistrement de tout ce dont elles auront été la tentative, de tout ce dont elles sont la mémoire.

Cheval, groupe de rock, pièce de théâtre, c’est par le jeu que j’avance vers les sujets qui me fascinent. Les sujets sont des mots autour desquels je tourne. Dans l’espace, avec un titre ou à travers une situation, les figures deviennent des fictions immobiles.»

Pour Arterritoires, plutôt que de prendre en photo ses sculptures, Max Coulon a voulu les utiliser pour prendre des photos. Collage, variations d’échelle et de valeur de plan, mise en danger (sur le feu, en équilibre sur une branche, au bord de la noyade ...), la mise en scène transforme les figures, fragiles ou puissantes, familières ou inquiétantes.
+Plus
400€
1
+

Max Coulon

Max Coulon entre à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris en 2014 et passe deux ans dans l’atelier de James Rielly, avant de rejoindre ceux de Dominique Figarella et de Pascal Aumaitre.